Actualité

Réactions en chaîne à la MCCS

Pour cette 7e édition, les ateliers classes urbaines de la MCCS intègrent le FabLab’ke. Chaque semaine, une des classe de 10 écoles francophones et néerlandophones sélectionnées sur le territoire de Molenbeek participait à la création d’une réaction en chaine (thématique de cette année).

Les enfants sont animés en petits groupes et voyagent entre principe physique et création artistique. Cette semaine d’activité s’intègre à leur cursus de 4e primaire.

Chaque groupe est épaulé par un artiste, un professeur et l’équipe de la MCCS. Ils se fixent un objectif qu’ils réalisent à travers une série d’ateliers.

Cette année, grâce au programme CASTII, la créativité numérique s’intègre à travers l’apport de Julien et Philippe du FabLab’ke. Ces réactions en chaine deviennent interactives, intègrent des capteurs, des moteurs, de l’impression 3D et de la découpe laser. Cet apport enrichit la partie technique ainsi que les possibilités créatives artistiques.

Venez découvrir et rencontrer les étudiants du projet qui vous présenteront leur création intégrée dans une grande réaction en chaine liant les différentes écoles de Molenbeek.

  • lundi 30 janvier à 13h
  • mardi 31 janvier à 13h
  • mercredi 1 février  à 11h
  • jeudi 2 février à 13h
  • vendredi 3 février à 11h
  • lundi 6 février à 13h

BRISE GLACE

Ces derniers mois, la LES, pour le programme CASTII, a organisé des visites découvertes et des ateliers pratiques d’initiation à iMal, autour des expositions («Memory lane», «Material want» & «the state of things») et du fablab.

Plusieurs groupes de locaux se sont succédés, aussi divers et variés que l’ont été ces moments de rencontre: l’équipe de formateurs(trices), animateurs(trices) et travailleurs sociaux de la «Maison des femmes» ainsi que des apprenantes et usagers de leurs services, l’équipe et un groupe d’adolescents de la maison de quartier quatre vents, l’équipe de la maison communautaire du maritime, l’équipe du SAMPA (service d’accompagnement des primo-arrivants) ainsi que d’autres travailleurs du secteur socio-culturel et habitants de Molenbeek.

Le but est de faire connaître le projet CASTII et l’univers de la créativité numérique en nous appuyant sur le rapport qu’ont ces différentes personnes à l’art et aux technologies en général. Nous voulons aussi ouvrir la porte vers une réappropriation des savoirs et des techniques digitales & manuelles via des ateliers avec le fablab et son équipement.

img_8677Chacun doit toutefois s’armer de patience face aux aléas practico-techniques, certains jours, de mauvaises surprises nous attendent parfois au fablab, les lacunes dans les compétences de chacun se font ressentir mais il faut savoir que ça fait partie du jeu, le DIY, le monde des makers ne correspond, de toute manière, pas au rêve qu’on nous vend dans les médias à propos des imprimantes 3D et des divers gadgets sensés être magiques et nous transformer en ingénieurs en un tour de main… Il s’agit de construire et d’apprendre ensemble, cela encourage d’ailleurs, sur le principe du droit à l’erreur et des pédagogies constructivistes, à la créativité et à la ténacité dans la résolution des problèmes…
L’accueil a été globalement très positif. Grâce à des animations «brise glace» et en laissant la place à la discussion et au débat, nous pouvons évaluer les besoins, les envies et les potentiels de ces groupes de personnes et ainsi, leur proposer un accompagnement adapté, toujours dans le plaisir du partage et de la créativité.

De ces ateliers ont résulté parfois des doutes ou des critiques envers ce monde particulier des technologies numériques et en l’occurrence, ce débat est nécessaire et enrichissant pour chacun. Mais sont aussi ressortis de ces expériences, beaucoup d’intérêt, de curiosité et même pour certains une nouvelle vocation… Chaque groupe a pu repartir avec sa production: luminaire, carte de visite, petit personnage articulé ou simple expérimentation plastique, le résultat concret obtenu avec des connaissances de base valorise les compétences de chacun et permet de comprendre le potentiel d’un tel projet.

Maintenant que les présentations sont faites, un calendrier d’activités va être mis en place pour que les projets en devenir puissent se concrétiser: petit mobilier, arts plastiques, travail du cuir pour du design textile, ou encore «boombox» mobile, les idées fusent, reste à découvrir comment les réaliser…
En tout cas, nous sommes tous impatients de découvrir et de profiter des nouveaux locaux et équipements à la pointe que iMal nous prépare pour 2018…Bonne route avec CASTII !

Workhop met Lia-Workshop with LIA

CASTII propose des approches innovantes en création numérique.

Du 18 au 21 novembre 2016, à iMAL, la célèbre artiste autrichienne LIA, pionnière de l’art logiciel et du net art, anime un workshop sur le comportement spécifique des imprimantes 3D à filament, transposant dans le domaine tangible son travail expressif basé sur la programmation. LIA utilise les imprimantes 3D et leur fonctionnement de base : une tête d’extrusion se déplaçant dans les 3 dimensions, sculpte et tisse des objets en déposant une matière encore souple ou presque solide. En contrôlant directement les mouvements de l’imprimante, elle étudie tous les aspects de la matérialité de ce processus, et génère, par le code, de nouvelles formes de sculptures.

LIA explique sa démarche.

Bob Wigetman
Bob Wigetman

LIA a reçu une imprimante 3D de son mari. Elle a très rapidement préféré détourner l’utilisation première de ces machines et ne pas imprimer un modèle réalisé dans un logiciel CAD. Elle s’intéresse plutôt au fonctionnement de ces machines : le langage machine qui commande les mouvements et l’impression, le G-CODE. Le workshop est animé comme la propre progression d’apprentissage/de découverte de LIA. Dans un premier temps, les participants essayent d’envoyer commande par commande le G-Code aux imprimantes. Après une série d’essais/erreur, les participants arrivent à créer des blobs (des agglomérations de plastique) et des lignes, en déplaçant la tête d’une coordonnée à une autre.

Julien Leresteux

L’intérêt de ces techniques est que l’on peut travailler autrement que couche par couche : on peut créer un blob et étirer le filament vers le haut, puis recommencer. Cette technique est impossible avec l’approche traditionnelle, qui passe par un logiciel de type Slicer, qui va découper le modèle tranche par tranche en incrémentant la hauteur. Les découvertes sont nombreuses. En extrudant en hauteur, sans toucher le plateau, le filament tombe en créant un mouvement. Le filament refroidit et se durcit. Cette accumulation de filament tombé et solidifié donne des formes ou une texture plus organique, plus aléatoire.

La génération algorithmique

Luc Hanneuse

Après ces essais en envoyant le g-code ligne par ligne, LIA introduit le langage Processing, pour automatiser cette approche manuelle du ligne par ligne. Avec cette démarche, Processing aide à générer le texte du g-code. Soit en répétant des séquences, soit générant des coordonnées à l’aide de formule de mathématique de base : ligne, cercle… La programmation vient à la rescousse : créer des fonctions, faire des opérations sur des variables, travailler avec des boucles, jouer avec des conditions… Le résultat des impressions devient alors plus complexe, plus abouti. LIA incite les participants à suivre sa démarche inspirée de la démarche scientifique : crée un algorithme, lancer l’impression, puis recommencer en changeant un paramètre à la fois. LIA n’hésite pas à partager ses découvertes, elle aide les participants à coder des parties de leurs projets. Les participants innovent aussi et enrichissent la démarche. Chacun s’appropriant la technique, l’adaptant à sa propre démarche artistique.

Médias & documentation

Le déroulement du workshop est détaillé sur http://wiki.imal.org/workshop/lia
La documentation au jour le jour du travail de LIA : http://liasomething.tumblr.com/archive